Consommation collaborative

Sommaire

Préserver les ressources naturelles et réduire le volume des déchets : deux grandes préoccupations de notre société de consommation prenant conscience de ses responsabilités écologiques.

En ce sens, la loi n° 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire interdit depuis le 1er janvier 2022 l'élimination des produits non alimentaires invendus (hygiène, textiles, etc.). Les entreprises doivent désormais donner ou recycler leurs produits invendus. 

Aujourd'hui, en effet, on cherche à consommer de manière plus responsable. Parmi les moyens possibles : la consommation collaborative. De quoi s'agit-il ? Focus. 

Principe de la consommation collaborative

Partager ce qu'on a 

Nous possédons tous des biens que nous n'utilisons pas tout le temps. Parfois, il nous arrive même de les jeter faute de les avoir utilisés, surtout quand nous sommes portés aux achats compulsifs... Que de gaspillage, à la fois pour la planète mais aussi pour le portefeuille !

La consommation collaborative permet d'éviter ce gaspillage. Avec elle, on partage le bien en question avec des personnes qui en ont besoin.

Remarque : ce partage peut être effectué à titre gratuit ou onéreux.

Faire des rencontres près de chez soi 

La consommation collaborative permet aussi de faire des rencontres. En effet, le partage des biens se fait bien souvent avec des personnes situées à proximité de chez soi.

C'est l'occasion de croiser la route de voisins qui adhèrent aux mêmes valeurs de consommation responsable, d'entraide, etc. 

Consommation collaborative, mode d'emploi

Que peut-on partager ? 

On peut tout partager, à condition de trouver des personnes qui ont besoin de ce que nous avons.

Voici quelques exemples de ces biens que l'on peut partager : 

  • Sa voiture : c'est le principe du covoiturage ou de l'envoi de colis entre particuliers. 
  • Le contenu de son frigo, pour éviter de jeter des produits non consommés qui risquent d'être jetés. 
  • Sa machine à laver, pour optimiser le temps où elle ne fonctionne pas et rendre service à ses voisins ou les dépanner. 
  • Sa salle de réunion, pour trouver une source de revenu complémentaire à son entreprise et aider des petites structures. 
  • Son canapé-lit, pour accueillir des visiteurs de passage. 
  • Son temps : par exemple sa soirée, pour partager une activité (pique-nique, cinéma, apéro) avec d'autres personnes.
  • Ses talents et ses compétences : par exemple en échangeant des plats cuisinés contre des cours de guitare, un dépannage en informatique contre la garde de ses enfants. 
  • Son terrain de camping, pour permettre à d'autres de partir en vacances, de découvrir une nouvelle destination.

Remarque : cette liste est loin d'être exhaustive ! À vous de l'allonger : à celui qui est un peu inventif et veut prendre des initiatives, les idées ne manqueront pas !

Comment partager ? 

Pour partager c'est très simple, il suffit de s'inscrire sur un site de consommation collaborative. Ces sites sont généralement thématiques : covoiturage, frigo, loisirs à Paris... Ensuite,on peut partager ce que l'on souhaite ou rechercher un bien utile proposé en partage par un autre utilisateur du site.

Bon à savoir : la plateforme transport.data.gouv.fr (qui sera totalement efficiente en décembre 2021) permet de donner accès, sur un seul et même site internet, aux données de toute l’offre de mobilité à travers la France. Parmi ces données mises à disposition, on trouve la disponibilité en temps réel des services d’autopartage, de vélo en libre-service et des autres services de partage de véhicules (scooters, trottinettes, etc.).

Afin de faciliter la mobilité, de nombreux sites proposent des applications ; elles permettent à leurs utilisateurs d'avoir recours à ces services partout où ils se trouvent. 

Bon à savoir : si la consommation collaborative prend de l'ampleur, elle en est encore à ses débuts. Ainsi, les sites sont actifs surtout dans les grandes villes. Toutefois, le système peut fonctionner de manière plus traditionnelle, par le biais des petites annonces par exemple.

 

Les revenus

Une instruction de l'Administration fiscale du 30 août 2016 précise le régime des revenus des activités de co-consommation.

Les sommes perçues par un particulier au titre du partage des frais sont exonérées d'impôt sur le revenu à deux conditions :

  • le particulier doit lui-même profiter de la prestation (c'est un partage) ;

Exemple : un particulier qui loue sa voiture dont il ne se sert pas n'est pas exonéré d'impôt sur le revenu.

  • ces sommes recouvrent des frais supportés à l'occasion du service rendu (et non des frais annexes).

Exemple : dans le cadre du co-voiturage, les sommes exonérées correspondent au partage des frais d'essence et de péage (et non à l'entretien du véhicule ou à son acquisition).

Bon à savoir : en matière de covoiturage, les articles R. 3132-1 et suivants du Code des transports (issus des décrets n° 2020-678 et 2020-79 du 5 juin 2020) précisent les frais pouvant être partagés entre le conducteur et ses passagers (péage, stationnement, dépréciation du véhicule, entretien du véhicule, etc.). Les proportions du partage sont fixées librement entre conducteur et passager(s). Par ailleurs, les autorités organisatrices de la mobilité (OAM) peuvent verser une allocation aux conducteurs proposant un covoiturage. Cette allocation ne peut pas excéder le montant des frais de déplacement diminué des sommes versées par les passagers (sauf en cas de trajet de moins de 15 km, dans la limite de 2 déplacements par jour et par conducteur).

Ces pros peuvent vous aider